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En Français L'histoire du pianoforte Beethoven et Léo Ferré Notre passion pour Beethoven

Trudelies Leonhardt

Trudelies LEONHARDT, d'origine néerlandaise et autrichienne, est née dans une famille de musiciens ; son frère est le claveciniste bien connu, Gustav Leonhardt.

Elle a fait des études à Amsterdam, auprès de Johannes Röntgen, Anthon van der Horst et Nelly Wagenaar, qui ont été couronnées par un diplôme de concertiste, obtenu cum laude.

Après avoir reçu le Prix Elizabeth Everts, elle a poursuivi ses études à Paris auprès d'Yves Nat et de Marguerite Long.

Trudelies Leonhardt...
Trudelies Leonhardt...

En tant que soliste, elle a été invitée par un grand nombre d'orchestres dont celui du Concertgebouw d'Amsterdam, de la Tonhalle à Zurich et des London Mozart Players, entre autres.

Elle s'intéresse depuis longtemps aux pianos-forte de la fin du 18ème siècle et du début du 19ème siècle, auxquels elle consacre, parallèlement à l'enseignement, toutes ses activités musicales.

Trudelies Leonhardt joue sur un piano-forte construit vers 1815 à Vienne, par le facteur Benignus Seidner, et restauré en 1977. Il est accordé selon le diapason de 1815 : 415 Hertz. Elle a enregistré plusieurs cds avec cet instrument.

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L'histoire du piano-forte, par Trudelies Leonhardt

Lorsque Bartolomeo Cristofori (1651-1731), engagé à la cour des Médicis à Florence, achevait en l'an 1709 son "gravecembalo col piano e forte", il avait réussi à créer un instrument qui allait faire carrière. II avait eu l'idée de remplacer les sautereaux du clavecin, qui accrochent la corde, par de petits marteaux en s'inspirant de la force expressive du "pantaléon" (forme agrandie du tympanon), instrument à cordes animé précisément par des marteaux. Le piano-forte (ou Hammerklavier, ou fortepiano) était né.

Cet instrument offrait de nouvelles possibilités d'expression : il était capable de passer GRADUELLEMENT de la nuance "piano" à la nuance "forte" par le moyen du toucher, tout comme au clavicorde mais avec une force beaucoup plus grande. Les deux fortepianos à queue de Cristofori, qui subsistent jusqu'à nos jours, sont animés par une mécanique qui est à la base des mécaniques de nos instruments actuels.

Il est étonnant de constater que le piano-forte ne s'est pas développé en Italie - lieu de sa naissance - mais que c'est d'Allemagne qu'il prend son envol. Et quel envol ! Vers 1800 déjà, le piano-forte supplante dans toute l'Europe le clavicorde, l'épinette et le clavecin et devient l'instrument bourgeois par excellence. On en construit de toutes les formes: pianos à queue, pianos carrés ou pianos de table, pianos droits, pianos lyre, pianos pyramide etc...

Vers l'an 1726, Gottfried Silbermann de Freiberg (1683-1753) construit le premier fortepiano allemand, se basant sur la mécanique de Cristofori (cf. Figure I) : le marteau est suspendu à une barre indépendante de la touche ; en s'enfonçant, celle-ci le conduit vers la corde au moyen d'une sorte de cheville ou pilote, planté obliquement sur la touche. J. Chr. Zumpe introduit cette façon de construire en Angleterre, où les instruments vont rencontrer un grand succès. Au début, les pianos de table étaient les plus en vogue.

Mécanique Viennoise

Avec l'adjonction, en 1771, par Americus Backers, d'un procédé du nom "d'échappement", qui consiste en l'abandon du marteau par le pilote (pour permettre au marteau de retomber même la touche enfoncée - cf. Figure II), la mécanique dite anglaise était née. A part Backers, John Broadwood (1732-1812) et Robert Stodart ont contribué à développer la mécanique anglaise.

Mécanique Viennoise

Ce système est utilisé ensuite en France par la maison Erard et Henri Pape (1789-1875). La maison Erard a eu le grand mérite de greffer sur cette mécanique anglaise, en 1821, un dispositif de double échappement, permettant la répétition aussi rapide que possible de la même note par le fait que le marteau se trouve déjà au cours de sa chute relancé vers la corde : un grand pas était fait.

En Allemagne même, que se passe-t-il après Silbermann ? Un de ses élèves, le grand Johann Andreas Stein d'Augsburg (1728-1792), transforme la mécanique existante (cf. Figure III) : le marteau repose horizontalement sur la touche qui, en s'enfonçant, le soulève au moyen d'une fourche fixée à l'extrémité de la touche ; la pièce qui retient l'extrémité du marteau est mobile grâce à un petit ressort, elle permet ainsi l'échappement, c'est-à-dire la libération du marteau. La mécanique dite allemande ou viennoise est née.

Mécanique Viennoise

Les facteurs qui utilisèrent ce système furent, entre autres, Andreas Streicher-Stein (1761-1833), Conrad Graf (1782-1851), Ignaz Bösendorfer (1794-1859), Carl Andreas Stein (1797-1863), Friedrich Ehrbar (1827-1905) etc.

Jusqu'à la fin du 19ème siècle - époque où presque tous les facteurs germaniques optèrent eux aussi pour la mécanique anglaise combinée avec le double échappement -, les deux genres de mécanique furent déterminants pour le style des compositions écrites pour le fortepiano. La mécanique anglaise avec ses possibilités de force plus grande, avec un toucher plus profond, permettait une interprétation plus marquante, énergique et plastique (raison pour laquelle Beethoven préférait les instruments anglais), tandis que le système viennois, plus léger, était fait pour un jeu plus coulant, brillant et chantant.

Le développement du fortepiano au cours du 19ème siècle va main dans la main avec les aspirations et techniques des compositeurs et les exigences de leurs auditeurs.

La recherche d'une augmentation sonore, l'intérêt pour la musique manifesté par un public de plus en plus nombreux, le besoin de salles plus vastes, tout cela fait que la fragilité relative des instruments ne répond plus à ces besoins; ainsi de nombreux développements vont apparaître.

Une courte liste de dates permet de voir quelles adjonctions ont été faites - et répandues ensuite petit à petit dans toute l'Europe - depuis le gravecembalo encore entièrement en bois, avec sa table d'harmonie mince (env. 4 mm.), avec sa tessiture de quatre puis cinq octaves, avec ses délicats petits marteaux recouverts de cuir, avec ses fines cordes peu tendues, jusqu'au piano à queue moderne avec son cadre en fonte, sa table d'harmonie qui a jusqu'à 10 mm d'épaisseur, ses 7 1/2 octaves, ses puissants marteaux huit fois plus gros que les premiers, recouverts de feutre et avec ses cordes renforcées et tendues à l'extrême :

vers 1726

tessiture de 5 octaves (Silbermann).

vers 1740

introduction de registres (Silbermann) maniés par des tirasses permettant de faire des nuances de base :
- soit "forte" : les étouffoirs sont levés ;
- soit "piano" : une bande de feutre se glisse entre les marteaux et les cordes (registre "modérator") ;
- soit "pianissimo" : une bande de cuir se glisse entre les marteaux et les cordes.

1775

genouillères (J.A. Stein) pour nuances "forte" et "piano".

1783

pédales (J. Broadwood).

1789

système "una corda" (J.A. Stein) consistant en un déplacement du clavier.

vers 1793

tessiture 5 1/2 octaves (J. Broadwood).

vers 1804

tessiture 6 octaves.

1825

cadre en fonte pour pianos carrés (A. Babcock).

1830

tessiture 6 1/2 octaves (C.A. Stein).

vers 1830

marteaux recouverts de feutre pour remplacer le cuir (H. Pape).

1840

cadre en fonte pour fortepiano à queue (J. Chickering).

1874

pédale de prolongation, ou "troisième pédale" (maison Steinway & Sons).

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